Revue 146

RÉSUMÉS du N° 146

Georges Weill
Une famille juive alsacienne à travers trois siècles. Les Weyl de Dangolsheim (Bas-Rhin)
Cet article reconstitue la généalogie des Weyl originaires de Dangolsheim, un petit village de la Basse Alsace, depuis le milieu du 17e siècle jusqu’à nos jours. Cette famille a longtemps été liée à la vie paysanne de cette riche région agricole, avant d’intégrer la bourgeoisie juive de Strasbourg. La première partie rappelle les sources traditionnelles de la généalogie des Juifs d’Alsace en y ajoutant des documents jusqu’ici inexploités. La deuxième et la troisième parties montrent comment les Juifs, expulsés au 16e siècle, ont pu revenir à Dangolsheim à partir de 1670 avec Nachel, un petit prêteur d’argent, puis en 1705 avec Gumpert, le premier Weyl connu comme habitant du village. Après la Révolution, la famille adopte le nom de Weil, puis de Weill au fur et à mesure de la dispersion de ses branches dans les villages d’alentour.

Ernest Kallmann z’’l
La descendance de Jakob Meyer, soldat de Napoléon
Après avoir traduit les mémoires de Jakob Meyer, ce soldat volontaire dans l’armée du roi Jérôme Bonaparte de Westphalie de 1807 à 1814, Ernest Kallmann a longuement enquêté sur la descendance de cette famille juive allemande. Recherches difficiles et délicates à travers le monde, dont nous sommes heureux de publier les résultats en hommage à notre ami.

Christophe Albert Morhange
La carte tamponnée. Albert Morhange (1889-1944)
Cette note retrace les pérégrinations de la famille Morhange, de 1871 à la Seconde Guerre Mondiale, mises en parallèle avec les conflits franco-allemands, puis la politique antisémite de l’État Français. La carte du combattant tamponnée JUIF en janvier 1943 d’Albert Morhange est un document qui semble assez rare. Il traduit une protestation volontaire dont le cas est, hélas, banal et illustre le patriotisme et la confiance en Pétain des anciens combattants juifs qui n’ont pas – à quelques exceptions près – été protégés.

Michaël Gasperoni
Populations et familles juives italiennes.
Autour de quelques bases de données généalogiques.

L’auteur présente ici les bases de données portant sur les populations juives d’Italie centrale qu’il a développées entre 2000 et 2019, en rappelant à la fois leur contexte de production et des considérations méthodologiques (sources mobilisées, outils déployés) et ce que, concrètement, elles peuvent apporter à la recherche historique et généalogique. Ces bases (1500- 1870) permettent d’écrire une histoire économique et sociale comparative des populations du passé, en mettant en relief les spécificités ou, au contraire, les points communs, entre des populations catholiques et juives dans une même aire géographique.

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