Revue 145

RÉSUMÉS du N° 145

Edith Chomentowski
La Communauté juive de Radom à travers la famille Garfinkiel
Ce n’est qu’à la toute fin du 18e siècle que les Juifs eurent la permission de s’installer à Radom, dans le centre de la Pologne. Mais la Communauté ne se développa qu’à partir du milieu du 19e siècle quand elle obtint l’autorisation de construire une synagogue, de nommer un rabbin qui put enregistrer les actes d’état civil et d’avoir un terrain pour enterrer ses morts. C’est à cette époque que mes arrière-grands-parents paternels s’y installèrent. Mon père, David Garfinkiel, benjamin de dix enfants, naquit en 1902 dans une famille d’artistes – sculpteurs, peintres, photographes – mais il fut le seul à étudier aux Beaux-Arts à Cracovie et Varsovie, avant de rejoindre Paris en 1932. Les Juifs, qui jouèrent un rôle important dans le développement économique et financier de Radom, représentaient, au début de 1940, 30 000 personnes, soit 1/3 de la population. La presque totalité furent exterminés pendant la Shoah, y compris la famille Garfinkiel. L’oeuvre picturale de David Garfinkiel, mort à Paris en 1970, fut profondément marquée par cette tragédie.

Pierre-André Meyer
1870-1871 : Les lettres « par ballon monté » de Palmyre Halphen au temps du siège de Paris (Souvenirs familiaux, 2)
Pendant le siège de Paris, du 23 septembre 1870 au 28 janvier 1871, 67 « ballons montés » partis de la capitale transportèrent plus de deux millions de lettres. Certaines ont été conservées dans les familles, comme témoignage précieux d’un épisode historique qui a profondément marqué les Parisiens. Tel est le cas de quatorze lettres de notre arrière arrière-grand-mère Palmyre Halphen, née Lipman (1819-1911), adressées à sa fille Claire, exilée à Londres au début de la guerre franco-prussienne. Dans ces lettres écrites d’une plume fébrile, Palmyre Halphen exprime son angoisse d’être sans nouvelles de sa fille (qui est enceinte) et de son fils Georges, futur mathématicien renommé, alors jeune lieutenant d’artillerie engagé dans la guerre. Cette mère inquiète s’y dévoile aussi comme une fervente patriote, blessée au plus profond par les malheurs de son pays.

Samah Metoui
Juifs de La Marsa (Tunisie) à l’époque du protectorat
Cet article retrace l’histoire de la communauté juive de La Marsa au cours de la période du protectorat. Cette communauté reste jusqu’à aujourd’hui gravée dans la mémoire collective grâce à son patrimoine culturel, matériel et immatériel. Le projet de restauration de la synagogue de La Marsa réalisé en 2018 par Isaac Kalfon est le meilleur témoignage de la sauvegarde du patrimoine et de la mémoire des Juifs tunisiens.

Claude-Alexis Gras
Les origines de la famille Aron de Phalsbourg : nouveaux documents
Une découverte de l’auteur permet de préciser ce que nous soupçonnions quant au lieu de résidence de la famille Aron, avant l’établissement de l’un de ses membres à Phalsbourg.

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