Les bases de REGIE

1842 : Annuaire algérien

En 1842, est édité à Paris le premier annuaire nominatif d’Algérie ; nous y avons trouvé environ 60 noms de commerçants ou artisans juifs que nous avons rassemblés ici ; nous avons recherché et retrouvé la trace de certains d’entre eux dans l’état civil, sur l’ANOM, et nous avons associés la copie des actes les concernant à leurs enregistrements dans REGIE.

1905-1910 & 1919 : Algérie - État civil

En Algérie, l’état civil pour les Juifs est mis en œuvre à partir de 1836 à Alger [1], 1837 à Oran et un peu plus tard à Constantine, cette ville n’étant prise qu’en 1837 ; dans les petites villes dépendant de ces trois préfectures, les Juifs doivent faire enregistrer leurs naissances et leurs décès ; ils ont le droit de se marier à la mairie, le mariage traditionnel "devant le rabbin" restant légal.

Le mariage civil, bien qu’il soit contradictoire avec la loi mosaïque, entre très progressivement dans les habitudes [2].

Les Registres d’état civil sont alors communs aux européens et aux Juifs, sauf à Alger où ils sont distincts jusqu’au Décret Crémieux, le 24 octobre 1870.

Les Archives nationales d’outre-mer, A.N.O.M., ont numérisé les Registres et les ont indexés pour la période allant de 1836 à 1904 ; au-delà de cette date, l’ANOM met régulièrement sur son site, compte tenu des obligations légales, les Registres sans indexation.

1905-1915 : Oran - décès

L'état civil d'Algérie postérieur à 1904 est accessible uniquement par commune, type d'acte et année sur le site des archives nationales d'outre-mer (ANOM). Les recherches nominatives ne sont donc pas possibles. Anita et Christian Fizet ont relevé, pour les juifs décédés à Oran de 1905 à 1915 : la référence et la date de l'acte, les noms et prénoms de chaque personne décédée ainsi que ceux de ses parents, l'âge au décès, les noms et prénoms du ou des conjoints, les témoins alliés.

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